Le luxe ou rien pour les constructeurs d’automobiles étrangers au Japon

Mr Furudera a une BMW M5, et jamais il ne l’échangerait contre une Lexus de Toyota. Même si les constructeurs automobiles étrangers ne couvrentqu’un faible pourcentage du part du marché au Japon, ils maîtrisent parfaitement le créneau du luxe tout en étant en situation de monopole.

Le Japon représente le troisième marché mondial où les voitures étrangères ont du mal à se faire leur place. Elles n’ont pu représenter que 5,6%des 5 millions de voitures neuves vendues en 2015, mini-modèles et spécificités nippones exclus.L’entreprise américaine Ford a même décidé d’abandonner ce marché, il a annoncé son départ au fin Janvier.

En roulant sur les routes japonaises, on remarque tout de même des véhicules étrangers. Ils dominent même les huit constructeurs japonais dans la catégorie de voiture haut de gamme. En tête de liste figurent Mercedes-Benz, BMW, Audi, grâce à leur notoriété grandissante depuis des années.

Mais avant cette victoire, il aurait fallu combattre les idées préconçues comme : « les voitures occidentales tombent facilement en panne, ça coûte cher de les réparer »

Prêts à taux réduit, séance de formation, assistance 24H/24, c’est ainsi que l’entreprise a gagné le cœur des Japonais. Les modèles étrangers ont connu cette ampleur à la fin des années 1980 début des années 90.

Les voitures étrangères procurent des plaisirs de conduite à la place de la fiabilité

Furudera n’a aucun regret sur son choix «Les voitures japonaises sont très fiables, elles ne tombent jamais en panne, mais elles sont un peu ennuyeuses » affirme l’homme.

Face aux groupements des trois marques allemandes, les champions nationaux préfèrent jeter l’éponge. Nissan envisageait sa marque luxueuse Infiniti, Honda idem avec Acura, mais tous deux ont abandonné.

Toyota, lui, a développé Lexus. Toujours à forte notoriété, il avait de grandes visions avec la marque depuis sa création en 2005 au Japon, mais il n’a pas atteint ses objectifs.

Dans ces conditions, il était difficile aux constructeurs nationaux de se faire place sur le marché.Quant à gagner le cœur des fans de grandes marques mythiques comme Porsche et Lamborghini, c’est irréalisable.

Le Premier ministre Shinzo Abe a mis en place les « abenomics » pour doper la bourse de Tokyo durant ces trois dernières années. Mais celle-ci a encore favorisé l’engouement des marques luxueuses. Les nouveaux millionnaires achètent des voitures qui en mettent plein les yeux.

Les numéros d’immatriculations de Porsche ont connu une hausse de 24%, les Lamborghini sesont écoulées à 300 unités malgré son prix exorbitant. Son directeur Eginardo Bertoli a confirmé l’impact des abenomics.

Posséder une voiture n’est pas au moyen de tout le monde dans les grandes villes du Japon, seuls ceux ayant un garage ou un parking ont ce droit. Voilà ce qui réduit les embouteillages dans les mégapolesmalgré leurs quelques millions d’habitants.

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